Cali Rezo

C’est au cours de ma partie de chasse (voir post ci-dessous) que j’ai rencontré au détour d’un bois Cali Rezo. J’allais préparer une liste d’une cinquantaine d’adjectifs pour dire à quel point j’apprécie son travail mais je vais finalement sobrement me contenter de dire que j’ai été émerveillé. J’ai ouvert de grands yeux d’enfant en voyant ces portraits qui eux aussi ont de grands yeux. Il s’agit de peintures numériques réalisées sous photoshop d’après des photos qu’elle prend elle-même et dont elle s’inspire plus qu’elle ne les reproduit fidèlement. Sa technique est d’ailleurs très bien expliquée sur son site.
Trêve de blabla, son site c’est par là 🙂
Et j’allais oublier son blog qui vaut aussi le détour, lui c’est par ici

Pour ce qui est de la partie de chasse en elle-même, mon teckel semble avoir flairé une ou deux pistes sérieuse, c’est bien mon chien, continue.

% commentaires (6)

héhé merci, c’est super gentil ce post (:

J’avoue que j’adore aussi ce que fait Cali… mais elle le sait déjà (:

il me semble l’avoir deja vu dans Computer Arts ou un truc du genre… du coup je suis retournée sur son site… c’est vraiment beau ce qu’elle fait !

moi aussi j’aime bcps Cali
je l’ai découvert en surfant il y aplus d’un an
c’est surprenant!

http://www.geocities.com/marxist_lb/Millais35Ophelia.jpg

Ophélie

I

Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles…
– On entend dans les bois lointains des hallalis.

Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir;
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir.

Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s’inclinent les roseaux.

Les nénuphars froissés soupirent autour d’elle;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid, d’où s’échappe un petit frisson d’aile:
– Un chant mystérieux tombe des astres d’or.

II

O pâle Ophélia! belle comme la neige!
Oui, tu mourus, enfant, par un fleuve emporté!
– C’est que les vents tombant des grands monts de Norwège
T’avaient parlé tout bas de l’âpre liberté;

C’est qu’un souffle, tordant ta grande chevelure,
A ton esprit rêveur portait d’étranges bruits;
Que ton coeur écoutait le chant de la Nature
Dans les plaintes de l’arbre et les soupirs des nuits;

C’est que la voix des mers folles, immense râle,
Brisait ton sein d’enfant, trop humain et trop doux;
C’est qu’un matin d’avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s’assit muet à tes genoux!

Ciel! Amour! Liberté! Quel rêve, ô pauvre Folle!
Tu te fondais à lui comme une neige au feu:
Tes grandes visions étranglaient ta parole
– Et l’Infini terrible effara ton oeil bleu!

III

– Et le Poète dit qu’aux rayons des étoiles
Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis,
Et qu’il a vu sur l’eau, couchée en ses longs voiles,
La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.

15 mai 1870

http://www.geocities.com/marxist_lb/Millais_Ophelia_detail.jpg

Une petite de plus…Féérique! pas dans le même monde!Normal pour une fée.
C’est bon de s’envoler.

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